Accident vasculaire cérébral ou AVC : Lésion du cerveau due à une hémorragie ou à l’obstruction brutale d’une artère. En fonction de l’importance de la lésion, les conséquences sont plus ou moins graves : malaise passager, paralysie, coma.

ADN : Abréviation d’acide désoxyribo-nucléique. Longue molécule présente dans tous les organismes vivants, capable de se répliquer et participant à la production des protéines. L’ADN est l’un des supports de l’hérédité.

Adrénaline : Hormone sécrétée par les glandes surrénales ; elle a des propriétés multiples : accélération du cœur, augmentation de la force des battements, contraction des vaisseaux (à l’exception des artères coronaires qu’elle dilate), relâchement des fibres musculaires des bronches et de l’intestin, dilatation de la pupille, etc.

(Synonyme : épinéphrine)

AEEH : Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé.

Aérosol : Brouillard de fines particules liquides ou solides, destinées à être inhalées pour agir dans les voies respiratoires. Les aérosols sont obtenus à l’aide de flacons pressurisés ou d’appareils électriques spécialement destinés à cet usage et prescrits par le médecin.

AJPP : Allocation Journalière de Présence Parentale.

ALD : Affection Longue Durée.

Analgésique : Qui agit contre la douleur. (Synonyme : antalgique).

Anémie : Baisse du taux d’hémoglobine dans le sang, qui se traduit le plus souvent par une baisse du nombre des globules rouges. Le fer est indispensable à la synthèse de l’hémoglobine. Une carence en fer lors d’une grossesse, d’un régime végétarien, d’hémorragies abondantes ou répétées (règles) est une cause fréquente d’anémie. D’autres causes, plus rares, sont liées à des carences en vitamines du groupe B.

Anesthésie : Suppression de la sensibilité. L’anesthésie peut être : générale : le malade est endormi ; Régionale : une région du corps est insensibilisée mais le malade est conscient (péridurale…) ; locale : seule une petite partie du corps est insensibilisée.

Anévrisme : Poche formée par la paroi dilatée d’une artère.

Antécédent : Affection guérie ou toujours en évolution. L’antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l’histoire de la santé d’une personne.

Anti-inflammatoire : Médicament qui lutte contre l’inflammation. Il peut être soit dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire stéroïdien), soit non dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire non stéroïdien ou AINS).

Antibiotique : Substance capable de bloquer la multiplication de certaines bactéries ou de les tuer. Le spectre d’un antibiotique est l’ensemble des bactéries sur lesquelles ce produit est habituellement actif. Contrairement aux bactéries, les virus ne sont pas sensibles aux antibiotiques. Les premiers antibiotiques furent extraits de cultures de champignons : penicillium (pénicilline), streptomyces (streptomycine). Ils sont actuellement fabriqués par synthèse chimique. Les antibiotiques sont divisés en familles : pénicillines, céphalosporines, macrolides, tétracyclines (cyclines), sulfamides, aminosides, lincosanides, phénicolés, polymyxines, quinolones, imidazolés, etc.

Un usage inapproprié des antibiotiques peut favoriser l’apparition de résistances : n’utilisez un antibiotique que sur prescription médicale, respectez sa posologie et sa durée, ne donnez pas et ne conseillez pas à une autre personne un antibiotique que l’on vous a prescrit.

Anticoagulant : Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins.

Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d’empêcher la formation de caillots dans le cœur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle.

Il existe deux grands types d’anticoagulants :

Les anticoagulants oraux, qui bloquent l’action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l’efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l’INR (anciennement TP) ;

Les anticoagulants injectables, dérivés de l’héparine, dont l’efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l’activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d’utilisation d’un dérivé de l’héparine.

Anticonvulsivant : Médicament utilisé pour traiter les convulsions et les différentes formes d’épilepsie. Les anticonvulsivants sont classés en barbituriques (phénobarbital) et non barbituriques, qui sont les plus utilisés actuellement.

Anticorps : Protéine sécrétée par certains globules blancs, destinée à neutraliser spécifiquement une substance étrangère ou un agent infectieux. Certains anticorps d’origine animale (sérum) ou humaine (gammaglobuline) sont utilisés en injection pour lutter contre des agents toxiques ou infectieux.

Antifongique : Médicament qui détruit les champignons et levures microscopiques. Ceux-ci peuvent être présents sur la peau ou les muqueuses (tube digestif ou organes génitaux). La levure la plus courante est le Candida albicans.

Antihistaminique : Médicament qui s’oppose aux différents effets de l’histamine. Deux types principaux existent : les antihistaminiques de type H1 (antiallergiques) et les antihistaminiques de type H2 (antiulcéreux gastriques). Certains antihistaminiques de type H1 sont sédatifs, d’autres n’altèrent pas la vigilance.

Antihypertenseur : Médicament qui lutte contre l’excès de tension artérielle. Les principaux sont les bêtabloquants, les diurétiques, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, les inhibiteurs de l’angiotensine II et les vasodilatateurs.

Antiseptique : Substance qui détruit localement les bactéries, réduisant leur nombre et empêchant leur prolifération. Certains antiseptiques sont également actifs sur les champignons microscopiques et les virus.

Antispasmodique : Médicament qui lutte contre les spasmes. Les antispasmodiques agissent généralement en empêchant la contraction de fibres musculaires présentes dans la paroi de l’intestin ou des voies urinaires.

Antispastique : Médicament qui lutte contre l’hypertonie (raideur) musculaire qui s’observe dans certaines maladies neurologiques.

Antitussif : Médicament qui lutte contre la toux. Les antitussifs les plus puissants contiennent de la codéine ou de la codéthyline.

Antiviral : Médicament capable de lutter contre les virus.

Aorte : Artère principale sortant du cœur.

Aplasie médullaire : Atteinte de la moelle osseuse, qui ne peut plus produire les cellules du sang : globules rouges, globules blancs, plaquettes. L’aplasie peut être due à un cancer (leucémie) ou être la conséquence, transitoire, d’une chimiothérapie anticancéreuse.

Artère : Vaisseau sanguin partant du cœur.

Artère coronaire : Artère irriguant le muscle du cœur (myocarde). Les artères coronaires forment une couronne autour du cœur, d’où leur nom. Le rétrécissement d’une artère coronaire ou de l’une de ses branches peut provoquer des crises d’angine de poitrine pendant l’effort. Une obstruction complète est responsable d’un infarctus du myocarde.

Arythmie : Irrégularité du fonctionnement du cœur.

Aspirateur de mucosités : dispositif d’aspiration permettant de dégager la voie aérienne.

Aspiration : technique permettant d’évacuer les gaz, les sécrétions ou les liquides indésirables en utilisant un drain afin d’éliminer les substances hors de l’organisme.

Asthme : Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L’asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.

Autisme : Trouble du développement caractérisé par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs.

AVK : Abréviation d’antin-vitamine K. Médicament s’opposant à l’action de la vitamine K, vitamine dont dépend la coagulation du sang.

Bactérie : Organisme microscopique qui peut provoquer des infections. Contrairement aux virus, les bactéries sont généralement sensibles aux antibiotiques.

Bêtabloquant : Famille de médicaments utilisés essentiellement en cardiologie. Ils bloquent l’action de l’adrénaline (et d’autres hormones apparentées) sur le cœur, les vaisseaux et les bronches

Bilirubine : Pigment jaune synthétisé dans le foie ou dans le sang lors de la dégradation de l’hémoglobine. Son taux dans le sang augmente fortement lors des hépatites (provoquant la « jaunisse ») et de certaines anémies par destruction des globules rouges.

Biopsie : Prélèvement d’un fragment d’organe en vue d’un examen au microscope.

Bloc auriculoventriculaire : Ralentissement ou blocage de la transmission de l’influx nerveux entre les oreillettes et les ventricules du cœur. Un bloc complet peut provoquer un ralentissement excessif du cœur et une perte de connaissance. Les blocs auriculoventriculaires graves nécessitent la mise en place d’un pacemaker.

Bradycardie : Ralentissement de la fréquence des battements du cœur à moins de 60 par minute.

Bronchiolite : Forme de bronchite, potentiellement grave, qui touche surtout les nourrissons. Elle est due à un virus qui provoque une inflammation des petites bronches (bronchioles).

Bronchodilatateur : Médicament destiné à dilater les bronches pour faciliter le passage de l’air dans et hors des poumons, par exemple chez les personnes souffrant d’asthme. De nombreux bronchodilatateurs font partie de la famille des bêta-2 agonistes (ou bêta-2 mimétiques).

Bronchodysplasie : La dysplasie est une anomalie de développement d’un organe s’accompagnant de problèmes de fonctionnement et d’altération de celui-ci. La dysplasie broncho-pulmonaire est une maladie chronique touchant l’appareil pulmonaire, la plus fréquente étant celle de la petite enfance.

Bronchospasme : Contraction anormale des bronches entraînant une respiration difficile et souvent sifflante. Le bronchospasme est l’un des facteurs responsables de l’asthme.

Broviac : Le broviac est un cathéter tunnellisé, c’est une voie veineuse centrale utilisée essentiellement en pédiatrie. Le cathéter tunnellisé est un cathéter permanent qui est maintenu en place lorsque du tissu se forme en réponse à la pose du manchon sous la peau.

Cancer : Maladie due au développement anarchique et incontrôlable de certaines cellules de l’organisme. Ces cellules anormales, capables de se multiplier indéfiniment, peuvent envahir des organes ou des vaisseaux sanguins et lymphatiques, formant à distance de nouvelles tumeurs, appelées métastases. On classe les cancers en tumeurs solides (qui se développent à partir d’un organe visible) et en tumeurs liquidiennes, qui proviennent des cellules de la moelle osseuse (leucémies notamment).

Cardiomyopathie : Maladie du muscle cardiaque. Dans la cardiomyopathie obstructive, l’épaississement du muscle cardiaque gêne l’écoulement du sang.

Carence : Déficit concernant habituellement des nutriments, des vitamines, des sels minéraux, etc. Une alimentation diversifiée est la meilleure prévention des carences.

Cathéter : Fin tuyau souple destiné à administrer un médicament. Il peut être placé dans une veine, une artère ou dans le nez.

Cathétérisme Cardiaque : C’est une méthode d’investigation cardiovasculaire qui consiste à introduire une sonde (un cathé) radio opaque dans un vaisseau, de le faire progresser sous contrôle radioscopique jusqu’aux cavités cardiaque et/ ou jusqu’aux vaisseaux pour les explorer par opacification.

CAV : canal atrio-ventriculaire ; malformation cardiaque complexe touchant la paroi musculaire séparant les deux ventricules.

Chambre implantable : Petit boîtier implanté sous la peau et relié à un cathéter lui même implanté dans une grosse veine : posé sous anesthésie locale, ce système permet d’administrer des traitements par voie intraveineuse (perfusions) sans solliciter les veines du bras, qui peuvent alors être réservées aux prises de sang. Il est notamment utilisé pour les chimiothérapies anticancéreuses.

Chimiothérapie anticancéreuse : Traitement médicamenteux destiné à soigner les cancers. Le mécanisme d’action des différentes chimiothérapies est très proche : il consiste à détruire les cellules cancéreuses, qui se divisent rapidement, en altérant leur ADN, leur métabolisme ou les mécanismes moléculaires qui leur permettent de se diviser. Suivant leur mode d’action, les chimiothérapies anticancéreuses sont classées en plusieurs grandes familles : les alkylants, les antimétabolites, les poisons du fuseau et les inhibiteurs de la topo-isomérase. D’autres ont un mode d’action complexe, qui ne permet pas de les classer facilement. La toxicité des chimiothérapies n’est malheureusement pas dirigée exclusivement contre les cellules cancéreuses. D’autres cellules à développement rapide, comme celles du sang, des cheveux ou du tube digestif, sont également touchées, entraînant de nombreux effets indésirables. Mais contrairement aux cellules tumorales, les cellules saines ont des capacités de réparation plus ou moins complètes, ce qui explique par exemple que les cheveux repoussent après une chimiothérapie qui a provoqué leur chute.

Choc anaphylactique : Choc d’origine allergique se manifestant par une baisse brutale de la tension artérielle, due à une dilatation extrême des vaisseaux sanguins. Il survient après un contact avec une substance allergisante (aliment, piqûre d’insecte, injection ou absorption de médicament).

Cholestérol : Principale graisse circulant dans le sang. Elle est utilisée dans l’organisme comme matière première, notamment pour l’enveloppe des cellules et pour la synthèse des hormones stéroïdes. En excès, le cholestérol est éliminé dans la bile, mais il peut également s’accumuler dans les artères et former des plaques d’athérome.

Chromosomes : élément microscopique constitué de molécules d’ADN et de protéines, portant les gènes supports de l’information génétique) transmis des cellules mères aux cellules filles lors des divisions cellulaires.

CIV : Malformation du cœur due à un trouble ou à un arrêt prématuré de son développement, isolée ou associée à d’autres anomalies et caractérisée par l’existence d’un orifice anormal dans la paroi séparant les deux ventricules.

Coloscopie : Visualisation de l’intérieur du gros intestin (côlon) à l’aide d’un câble souple (endoscope) contenant des fibres optiques et relié à une caméra, qu’on introduit par l’anus. Réalisé sous anesthésie générale, cet examen permet également de retirer, à l’aide de petites pinces reliées à l’endoscope, d’éventuelles lésions de la paroi interne du colon.

Coma : Trouble de la conscience, allant de la simple torpeur à la perte de connaissance complète (coma profond).

Congénital : Qui existe à la naissance.

Convulsions : Contractions involontaires limitées à quelques muscles ou généralisées à tout le corps. Elles sont dues à une souffrance ou à une stimulation excessive du cerveau : fièvre, intoxication, manque d’oxygène, lésion du cerveau. Les convulsions peuvent être dues à une crise d’épilepsie ou à une fièvre élevée chez le jeune enfant

Cordon ombilical : organe joignant le fœtus (ou embryon) au placenta et dans lequel circulent les vaisseaux sanguins acheminant nutriments et oxygène vers le fœtus pendant la grossesse.

Corticoïde : Substance proche de la cortisone. Les corticoïdes naturels, nécessaires au fonctionnement de l’organisme, sont fabriqués par les glandes surrénales. Les corticoïdes de synthèse, dérivés chimiques de la cortisone, sont utilisés comme anti-inflammatoires puissants.

Corticothérapie : Traitement par la cortisone ou par un de ses dérivés.

Cortisone : Hormone sécrétée par les glandes surrénales. Elle participe à la régulation des sucres, des graisses et des protéines de l’organisme, mais aussi à la réaction du corps lors d’un stress. Ses puissantes propriétés anti-inflammatoires sont utilisées en thérapeutique. La cortisone naturelle porte le nom de cortisol (dosable par des analyses de sang). L’hydrocortisone est la forme médicamenteuse la plus proche de la cortisone naturelle, elle est surtout utilisée dans le traitement substitutif des maladies dues à un déficit en cortisone. D’autres dérivés chimiques plus puissants sont employés lorsque l’on recherche un effet anti-inflammatoire : prednisone, prednis

Couveuse : Machine reproduisant les conditions de développement fœtal pour les bébés prématurés.

Créatinine : Substance dosable dans le sang, dont l’élévation anormale traduit une insuffisance rénale.

CRP : protéine reflétant une inflammation aigüe, s’élevant très rapidement au cours des processus inflammatoires et permettant un diagnostic  différentiel entre certaines pathologies.

Détresse respiratoire (ou inspiratoire) : incapacité de l’appareil respiratoire à assumer correctement sa fonction.

Déficit immunitaire : Incapacité des systèmes de défense de l’organisme à accomplir leurs fonctions ; elle est due à la baisse des globules blancs ou des anticorps (immunoglobulines). Les causes les plus fréquentes de déficit immunitaire sont les anomalies génétiques, les traitements des cancers (chimiothérapie ou radiothérapie) et le sida.

Déshydratation : Déficit de l’organisme en eau, dû à des pertes anormales de liquides (diarrhée, vomissements, transpiration abondante).

Diagnostic anténatal ou prénatal : ensemble des pratiques médicales ayant pour but de détecter in utero, chez l’embryon ou le fœtus, une affection grave.

Dyskinésie : Trouble de la coordination des mouvements.

Dyslexie : Difficulté dans l’apprentissage de la lecture, fréquemment rencontrée chez l’enfant.

Echographie : Technique d’examen indolore utilisant les ultrasons et permettant d’obtenir une image des organes internes en deux ou trois dimensions.

ECG : Electrocardiogramme.

EEG : Électro-encéphalogramme, enregistrement de l’activité du cerveau.

E.M.G : électromyogramme enregistrement de la contraction musculaire.

Encombrement bronchique : voies bronchiques partiellement ou complètement obstruées par des sécrétions.

Endoscopie : Exploration visuelle de l’intérieur d’un organe ou d’une cavité au moyen d’un tube optique (endoscope).

Entente préalable : Un certain nombre de prescriptions ne seront remboursées que si l’Assurance maladie a donné son accord « préalable », avant l’achat du produit. Pour obtenir cet accord, votre médecin remplit un formulaire que vous adressez à votre caisse avant de solliciter le remboursement. C’est le cas, par exemple, pour les prescriptions de perruques lors de certaines chimiothérapies.

Epilepsie : Maladie chronique survenant par crises, liée à une anomalie de l’activité électrique d’un groupe de cellules cérébrales. Ses manifestations, d’intensité variable, vont de la chute brutale de l’attention (absences, ou petit mal) à la perte de conscience accompagnée de mouvements musculaires anormaux (convulsions, ou grand mal). L’épilepsie partielle, comme son nom l’indique, ne concerne pas la totalité du corps : les mouvements saccadés ne touchent qu’un ou plusieurs groupes musculaires.

Episode d’hypotonie : diminution du tonus musculaire.

Ergothérapie : Méthode de rééducation aux gestes de la vie quotidienne visant à aider les personnes atteintes de maladies physiques et/ou psychiques.

Fente labio palatine : malformation du palais et de la lèvre supérieure se traduisant par une fente s’étendant de la narine à la bouche. Mettant en communication le nez et la bouche, elle perturbe la respiration et l’alimentation du bébé.

Gastrostomie : opération chirurgicale consistant à pratiquer une ouverture dans l’estomac reliée à un orifice réalisé dans la peau au moyen d’une sonde ou d’un cathéter.

Gazométrie : analyse des gaz du sang permettant d’évaluer la fonction respiratoire et métabolique d’un patient.

Génétique : science étudiant l’hérédité et les gênes.

Germe : Terme général qui désigne tous les organismes microscopiques susceptibles de provoquer une infection : bactéries, virus, parasites, champignons.

Globule blanc : Cellule présente dans le sang. Il en existe différents types : les polynucléaires neutrophiles, qui augmentent lors des infections ; les polynucléaires éosinophiles, dont le nombre est élevé chez les personnes allergiques ou en cas de parasitose ; les polynucléaires basophiles ; les lymphocytes et monocytes, dont le nombre s’élève en cas d’infection virale ou d’atteinte de la moelle osseuse.

Globule rouge : Cellule présente dans le sang (5 millions par mm3), qui contient l’hémoglobine. Synonyme : hématie.

Gluten : Constituant de certaines céréales (blé, avoine, orge, seigle) et de la farine, qui peut donner lieu chez de très rares personnes prédisposées à une intolérance digestive grave. Le maïs et le riz ne contiennent pas de gluten.

Glycémie : Quantité de sucre présente dans un litre de sang. Elle varie habituellement entre 0,6 et 1,1 g/l (3,3 mmol/l à 6 mmol/l) chez la personne à jeun. Le diagnostic de diabète doit être envisagé lorsque la glycémie dépasse 1,2 g/l (6,6 mmol/l).

Hémiplégie : paralysie complète ou incomplète d’une moitié du corps.

Hémorragie : Perte de sang à partir d’une artère ou d’une veine. Une hémorragie peut être externe, mais également interne et passer inaperçue.

Holter : Un holter est un dispositif médical électrique qui permet de prendre des mesures automatiquement pendant un certain temps.

Hôpital de jour : Séjour à la clinique ou à l’hôpital qui ne dure que quelques heures : vous arrivez le matin pour des examens ou un traitement et vous repartez le soir même, dès que ceux-ci sont terminés.

Hypertension artérielle : Excès de pression (tension) du sang dans les artères. Cette pression est assurée par le cœur et est exprimée par deux chiffres. Elle est maximale lors de la contraction du cœur, ou systole (premier chiffre), et minimale lors du repos cardiaque, ou diastole (deuxième chiffre). Une hypertension artérielle se caractérise par une pression maximale (systolique) supérieure ou égale à 16, ou une pression minimale (diastolique) supérieure ou égale à 9,5. Un traitement est instauré lorsque ces chiffres sont dépassés ou pour des tensions plus faibles chez certaines personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire : hérédité, tabagisme, diabète, excès de cholestérol. Un traitement antihypertenseur permanent permet de limiter les dommages du cœur et des vaisseaux sanguins dus à l’hypertension artérielle.

Hypertension artérielle pulmonaire : Excès de pression sanguine dans les artères des poumons. Cette hypertension très particulière touche les vaisseaux qui proviennent de la moitié droite du cœur et conduisent le sang dans les poumons, d’où il rejoindra la moitié gauche du cœur, puis la circulation générale. L’hypertension artérielle pulmonaire est due à un obstacle à l’écoulement du sang, comme par exemple un rétrécissement de la valve mitrale qui sépare l’oreillette et le ventricule gauches du cœur.

Hypertension intracrânienne : Excès de pression à l’intérieur de la boîte crânienne, dû à un hématome, un œdème, ou une tumeur du cerveau. Cette affection rare est diagnostiquée par un examen ophtalmologique du fond de l’œil. La douleur de l’hypertension intracrânienne, intense, permanente et durable, ne doit pas être confondue avec un banal mal de tête ou une migraine, qui cèdent généralement en quelques heures ou jours.

Hypertonie : Tension excessive d’un muscle ou d’un groupe musculaire.

Hypnotique : Médicament provoquant le sommeil.

Hyporéactivité : Diminution du tonus musculaire, manque de réaction aux stimuli.

Hypoplasie : arrêt du développement ou développement insuffisant d’un tissu ou d’un organe.

Hypotrophie : terme signifiant que le fœtus reste très en-dessous des courbes de taille pendant la grossesse.

Immunoglobuline : Anticorps sécrété par certains globules blancs, destiné à neutraliser spécifiquement une substance étrangère ou un agent infectieux. Les immunoglobulines d’origine humaine sont utilisées comme médicament ; elles sont alors purifiées et stérilisées.

Infection : invasion d’un organisme vivant par des germes comme des bactéries, des virus, des champignons ou des parasites, susceptibles d’entrainer une maladie.

Infection urinaire : présence de germes en concentration anormale dans les voies urinaires, se caractérisant par des brûlures lors des mictions et une fréquente envie d’uriner.

Infirmité motrice cérébrale de l’enfant : séquelle d’une atteinte cérébrale précoce, avant la naissance, pendant ou dans les deux premières années. Elle se traduit par des troubles de la motricité et/ou de certaines fonctions cognitives.

Intolérance au gluten : affection chronique inflammatoire de l’intestin grêle se déclarant après l’absorption d’aliments contenant du gluten (protéine présente dans le blé, l’orge, l’avoine, le seigle et l’épeautre).

Intolérance aux protéines de lait de vache : se manifeste par une réaction anormale du système immunitaire (sensé protéger contre les effets nocifs des bactéries) aux protéines contenues dans le lait de vache. Cette réponse anormale entraîne des troubles digestifs.

Kinésithérapie : traitement utilisant le mouvement

Kinésithérapie respiratoire : ensemble de techniques permettant d’aider un patient souffrant d’une maladie respiratoire à expectorer les sécrétions présentes dans les bronches.

Kyste : Tumeur bénigne formée d’une cavité fermée et remplie d’une substance liquide, molle ou plus rarement solide.

Maladie de Hirschsprung : trouble des intestins apparaissant dès la naissance et se caractérisant par des signes d’occlusion intestinale (incapacité à évacuer les selles dans les premières 48h de vie), douleurs abdominales, vomissements, diarrhée…

Makaton : Programme d’Aide à la Communication et au Langage constitué d’un vocabulaire fonctionnel utilisé avec la parole, les signes et/ou les pictogrammes. Il permet une meilleure compréhension et facilite l’expression des personnes atteintes de troubles du langage.

MDPH : Maison départementale des Personnes handicapées ; groupements d’intérêt publique réunissant l’ensemble des acteurs publics et associatifs intervenant dans le domaine du handicap et ayant pour mission d’informer et d’accompagner des personnes handicapées et leur famille.

Moelle épinière : partie du système nerveux central contenu dans le canal rachidien situé au centre de la colonne vertébrale.

Moelle osseuse : substance de constitution molle située à l’intérieur des os plats et longs et produisant les cellules sanguines.

Œdème : Accumulation d’eau ou de lymphe provoquant un gonflement localisé.

Œsophage : Tube qui relie le pharynx (la gorge) à l’estomac.

Orthopédie : branche de la médecine qui corrige les lésions osseuses, articulaires, tendineuses et musculaires qu’elle soit acquise ou congénitale.

Palpitations : Perception anormale de battements cardiaques irréguliers.

Pancréatite : Inflammation ou infection du pancréas. Cette glande située derrière l’estomac sécrète des enzymes digestives ainsi que l’insuline, indispensable au métabolisme des sucres. Une pancréatite aiguë se traduit par des douleurs abdominales ou dorsales extrêmement violentes. Elle est confirmée par une prise de sang spécifique.

Paralysie : perte ou atteinte de la fonction motrice causée par une atteinte d’origine nerveuse ou musculaire.

Paraplégie : terme le plus souvent utilisé pour désigner une paralysie des deux membres inférieurs.

Parentéral : Qui ne passe pas par le tube digestif. Se dit d’un mode d’administration médicamenteuse par injection.

Paresthésie : trouble de la sensibilité se manifestant par des fourmillements, des picotements.

PCH : Prestation de Compensation du Handicap

Pédopsychiatre : médecin spécialisé en santé mentale pour adolescents et enfants.

Périnatal : relatif à la période qui précède et qui suit la naissance.

Plaquettes sanguines : Petites cellules présentes dans le sang : elles participent à la formation des caillots.

Plasma : Liquide dans lequel baignent les cellules du sang. Il contient de l’eau, des sels minéraux, des sucres, des graisses, des protéines.

Plèvre : Double membrane qui isole les poumons de la paroi interne du thorax. Ces deux membranes, dont l’une adhère à la paroi thoracique et l’autre au poumon, peuvent glisser librement l’une contre l’autre et facilitent les mouvements du poumon lors de la respiration.

Pneumothorax : Présence d’air entre les deux membranes de la plèvre (l’enveloppe qui entoure les poumons). Si une brèche se produit dans une des membranes de la plèvre, de l’air y pénètre et comprime le poumon. C’est le pneumothorax. Un pneumothorax peut être dû à une plaie du thorax, ou survenir spontanément lors d’un exercice physique intense (plutôt chez l’homme jeune). Douleur et essoufflement brutal sont les signes habituels du pneumothorax spontané.

Polyarthrite : inflammation aigue ou chronique frappant simultanément plusieurs articulations.

Ponction lombaire : Le cerveau et la moelle épinière baignent dans un liquide. On peut prélever un peu de ce liquide par une ponction au niveau du dos : le but est soit d’analyser le liquide, par exemple pour rechercher des cellules anormales ou des germes, soit d’injecter des médicaments pour traiter par exemple une extension de certains cancers.

Pousse seringue : matériel permettant de perfuser en continu et à débit constant une solution ou un médicament.

Psychomotricien : praticien travaillant avec des personnes présentant des troubles de l’attention, de repérage dans l’espace ou dans le temps… Il en détermine l’origine et met en place un projet thérapeutique visant à guérir ou atténuer ces troubles.

Rachis : colonne vertébrale.

Radiothérapie : Utilisation de la radioactivité pour soigner certaines maladies, notamment des cancers.

Rash cutané : Éruption de boutons ou de plaques rouges sur la peau.

Régurgitation : remontée involontaire des aliments, de l’estomac ou de l’œsophage dans la bouche, sans nausées et sans efforts de vomissements. Elles sont le plus souvent bénignes.

Reflux gastro-oesophagien : Remontée du suc gastrique dans l’œsophage et dans l’arrière-gorge, favorisée par la position allongée après les repas, par le fait de se pencher en avant, par le port de vêtements qui compriment l’abdomen. Ce reflux est parfois dû à une hernie hiatale.

Saturation : La saturation en oxygène correspond au taux d’oxygène contenu dans les globules rouges après leur passage dans les poumons, par rapport à l’hémoglobine. Elle est mesurée par oxymétrie colorimétrique du pouls ou gazométrie sanguine. Le taux normal varie entre 94 et 98%. En dessous, on parle de « saturation médiocre », voire d’hypoxie ou hypoxémie. Celle-ci peut avoir plusieurs causes. Par exemple, une maladie cardiaque peut être susceptible d’empêcher l’accumulation d’oxygène dans les globules rouges.

Staturo-pondéral(e) : terme médical désignant une croissance insuffisante sur le plan de la taille et/ou du poids, durant la phase de développement de l’enfant.

Scanner : Dispositif de radiographie couplé à un ordinateur qui permet d’obtenir une image nette d’un organe profond.

Scoliose : déviation latérale de la colonne vertébrale.

Scop : Appareil de mesure des constantes (saturation, fréquence respiratoire, fréquence cardiaque).

Septicémie : Infection générale grave due à l’invasion de germes dans le sang. Les premiers signes sont souvent une fièvre élevée accompagnée de frissons.

Séquelle : suite ou complication tardive d’une affection quelconque.

Sonde d’intubation : sonde insérée par la bouche ou le nez dans la trachée pour assurer le maintien de la perméabilité des voies aériennes et permettre la ventilation mécanique.

Sonde naso-gastrique : introduction d’un tube flexible dans l’estomac par les voies nasales ou orales. Elle sert à apporter une alimentation à un patient plus capable de se nourrir.

Staphylocoque : Germe impliqué dans de nombreuses infections, notamment cutanées. Il n’est sensible qu’à certains antibiotiques.

Stent : Mot anglais désignant une prothèse en forme de ressort, placée à l’intérieur d’une artère que l’on vient de dilater, pour éviter que l’artère ne revienne à son diamètre initial. La traduction en français est endoprothèse vasculaire.

Stomie : déviation chirurgicale d’un conduit naturel, souvent le résultat d’une ablation.

Streptocoques : micro-organismes dont la répartition peut être très étendue et comprenant de nombreuses espèces. Les plus fréquents sont les streptocoques A et B. Ils peuvent provoquer des infections bénignes, des infections invasives parfois mortelles et de graves infections néonatales.

Surdité : état pathologique de l’audition caractérisé par une perte partielle ou totale de la perception des sons.

Surfactant : substance qui tapisse l’intérieur des alvéoles pulmonaires d’une fine couche protectrice de lipides.

Syncope : Perte de connaissance brève et complète.

Système nerveux central : Ensemble formé par le cerveau et la moelle épinière

Tachycardie : Accélération du rythme des battements du cœur. Elle peut être due à une fièvre, à une hyperthyroïdie, à une maladie cardiaque, à l’action de certains médicaments, etc.

Tétralogie de Fallot : malformation cardiaque de naissance caractérisée par une communication interventriculaire, une obstruction de la voie de sortie du ventricule droit, une racine aortique « à cheval » sur la paroi musculaire séparant les deux ventricules et une hypertrophie ventriculaire droite.

Traitement magistral : préparation médicamenteuse n’ayant pas le droit d’être stockée dans une officine et réalisée selon une prescription destinée à une maladie particulière et à la suite d’une ordonnance nominative.

Traitement palliatif : Traitement qui tente d’atténuer les symptômes d’une maladie incurable.

Trisomie : maladie génétique résultant d’une anomalie chromosomique (trois chromosomes présents au lieu d’une paire) et entrainant un déficit du développement cognitif et des malformations.

Troubles de l’oralité : troubles relatifs à l’ensemble des fonctions dévouées à la bouche (difficultés au moment du repas, refus des aliments nouveaux, rejet de certaines textures, rejet du brossage des dents, manque d’exploration de la bouche).

Trouble du rythme cardiaque : Anomalie grave ou bénigne de la fréquence des contractions du cœur. L’extrasystole est une contraction survenant juste avant ou après une contraction normale, souvent perçue comme un léger choc dans la poitrine. La fibrillation est une contraction irrégulière et désordonnée. D’autres troubles existent : torsades de pointes, syndrome de Wolf-Parkinson-White, maladie de Bouveret, tachysystolie, flutter et bloc auriculoventriculaire, etc.

Troubles neurologiques : Ensemble d’anomalies traduisant une atteinte du système nerveux central (le cerveau et la moelle épinière) ou périphérique (les nerfs). Ces anomalies peuvent prendre des formes très diverses : troubles du langage (aphasie), du comportement (agitation), de la conscience (somnolence), de la motricité (paralysie), etc.

Tumeur : Développement anormal de cellules de l’organisme. Les tumeurs bénignes repoussent les tissus voisins sans les altérer : verrues, grains de beauté, adénomes, etc. ; leur développement reste localisé. Les tumeurs malignes envahissent les tissus avoisinants et peuvent essaimer à distance (métastases).

Share Button